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L’expression vient du monde anglo-saxon.
La réalité, elle, est bien française : de nombreux retraités possèdent un patrimoine immobilier de valeur et peinent pourtant à faire face à leurs dépenses. La maison concentre l’essentiel de ce qu’ils possèdent, ne produit aucun revenu, et reste précisément le bien qu’ils refusent de quitter.
Le contexte rend ce déséquilibre de plus en plus fréquent. À 60 ans, une femme a encore près de vingt-huit années d’espérance de vie devant elle. L’héritier d’un logement a en moyenne 54 ans. Et trois Français sur quatre ne veulent pas vivre en établissement s’ils perdent leur autonomie.
Viager, nue-propriété, vente à terme, ventes occupées : les réponses existent, anciennes et éprouvées. Ce qui manque encore souvent, c’est le regard qui permet de les envisager au bon moment. Un regard complet, qui embrasse le droit, la fiscalité, les revenus et l’équilibre familial. Un regard périphérique aussi, capable de voir au-delà de la seule question immobilière.
Notaires, conseillers en gestion de patrimoine, agents immobiliers, banquiers privés : nous croisons ces situations chaque jour. Les identifions-nous assez tôt, quand toutes les options sont encore ouvertes ?
Quand la maison finance la retraite, plutôt que la retraite ne finance la maison, c’est l’équilibre de toute une famille qui s’en trouve apaisé.